La carpe, le cheveu, la bouillette - Galerie photographique

La pêche naturaliste

Lorsque nous sommes à la pêche, nous ne sommes jamais seuls, il suffit généralement de lever les yeux,
de scruter la surface ou dans l'eau, ou d’observer le sol pour découvrir une multitude d’êtres vivants.
Qu’ils appartiennent au règne animal ou au règne végétal, ils sont toujours des sujets d'observations.
La pêche de la carpe étant, par essence, une pêche d’attente...
Nous avons tout loisir de tirer le portrait ici à tel oiseau, ou là un mammifère, tel végétal ou bien un reptile qui passe,
voir un batracien, sans oublier les invertébrés qui animent la nature à proximité de notre poste de pêche…
Découvrons ici la biodiversité des zones rivulaires, humides, sub-aquatiques.


Gavia immer est un grand oiseau aquatique de la famille des plongeons (Gaviidés), reconnaissable à son plumage noir et blanc en damier en période nuptiale et à son bec droit en forme de poignard.

Il est aussi appelé « plongeon huard » en Amérique du Nord.

Habitat et mode de vie

Cette espèce niche principalement dans les régions nordiques d’Amérique du Nord, du Groenland et d’Islande, sur des lacs froids, profonds et riches en poissons.

Excellent plongeur, il peut atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur pour capturer ses proies, essentiellement des poissons.

Le plongeon imbrin est très adapté à la vie aquatique :

  • corps fuselé ;

  • pattes placées très en arrière ;

  • grande capacité d’apnée ;

  • décollage difficile nécessitant une longue course sur l’eau.

Présence sur les eaux continentales

Le plongeon imbrin est avant tout une espèce marine en hiver. Il fréquente surtout les côtes atlantiques et les grands espaces marins.

Cependant, il peut être observé ponctuellement sur les eaux continentales :

  • grands lacs ;

  • retenues ;

  • gravières ;

  • ballastières ;

  • grands plans d’eau intérieurs.

Cette présence intérieure reste rare et souvent saisonnière. Les individus observés sur les eaux continentales sont généralement :

  • des oiseaux en migration ;

  • des hivernants ;

  • ou des individus poussés vers l’intérieur par les conditions météorologiques.

En France, l’espèce est surtout visible sur les côtes bretonnes et normandes, mais quelques observations existent à l’intérieur des terres, notamment sur de grands lacs ou barrages.

Conditions favorables sur les eaux intérieures

Lorsqu’il utilise les eaux continentales, le plongeon imbrin recherche généralement :

  • des eaux claires ;

  • des plans d’eau profonds ;

  • des zones calmes avec peu de dérangement humain ;

  • une bonne disponibilité en poissons.

Sa présence est souvent considérée comme remarquable par les ornithologues, car l’espèce reste peu commune loin du littoral.

Menaces

Le plongeon imbrin est sensible :

  • à la pollution des eaux et aux hydrocarbures ;

  • au dérangement humain ;

  • à la diminution des ressources en poissons ;

  • à la dégradation des habitats aquatiques.