Découverte du barrage de Maury

Découverte du barrage de la Selve.
…Ou ma session d’anniversaire…
Début septembre, comme chaque année, j’envisage de faire une session aux alentours de mon anniversaire. Cette année je prévoyais de la faire (à nouveau) au lac de Montbel (Ariège). Mais son niveau étant au plus bas, et n’aimant vraiment ce lac que lorsqu’il est plein, j’ai dû me résoudre à changer ma destination finale. Après quelques hésitations, entre St-Etienne-Cantalès et Pareloup, je décidais donc d’affronter un barrage réputé difficile. Difficile pour deux raisons principales, ses rives sont, pour une grande part, inaccessibles en à-pic pour certaines !
Il est composé de deux bras, le petit se trouve dans la partie nord et est orienté SO-NE son tributaire est le Selvet, le grand bras occupe la partie sud et est orienté NO-SE son tributaire est la Selve. Au plus profond il atteint les 65 mètres, sa superficie est de 167 hectares, altitude (cote maximale) 586 mètres.
Pour plus d’informations vous pouvez vous rendre sur ces pages:
–Tourisme Aubrac
Je suis donc arrivé avec appréhension le 17 septembre, vu la réputation du lac j’avais un peu peur que tous les postes soient « habités » et j’avais prévu de me rabattre sur le lac de Pareloup au cas où…
J’ai jeté mon dévolu sur le bras nord (le plus petit) donc, et j’ai eu la bonne surprise de ne trouver qu’une seule voiture sans remorque sur la mise à l’eau. Ni une ni deux, je déchargeais les bateaux, les remplissaient du matos, et vogue vers de nouvelles aventures !
Ce bras n’est pas très long et très rapidement j’ai trouvé un espace trois étoiles, qui me convenait parfaitement, pente douce, petite « plage » de gravier, sous-bois. Je me suis donc installé tranquillement, comme toujours.
Une fois le bivouac installé il était temps de découvrir la nature des fonds sur le secteur. Les plus grandes profondeurs atteignaient 12/13 mètres ici, en bas des tombants c’était généralement aux alentours de 9/10 m (le niveau du lac se trouvait à environ -2 ou 3 mètres).
Sur le milieu du bras courrait le lit du ruisseau très visible, il y avait également de petits tributaires non pérennes qui avaient creusés leurs sillons. Toute cette diversité de biotopes était très intéressante, et il me fallut me résoudre à placer mes repères en commençant par les tombants à faibles profondeurs, je répartissais à tous les niveaux pour voir et savoir où circulaient les carpes. De 1.50 m à 9 mètres pour commencer.
Je pêche aux spots donc 4 spots furent mis en place. 2 à 3 poignées de bouillettes (non roulées) autour de chaque montage et cela pêchait enfin.
La première nuit rien ne se passa, et je commençais à prospecter les diverses profondeurs et biotopes à ma disposition. C’est en tâtonnant, aucune activité de surface ne donnant des indications, que mon premier spot commença à dérouler… De beaux poissons commencèrent à me donner du fil à retordre dans plus de 10 mètres de fond. C’est donc tout naturellement que j’ai fini par mettre mes montages dans les couches d’eaux profondes.
Ma pêche se fit donc entre 10 et 13 mètres, déroulant régulièrement.
J’ai toujours les yeux qui naviguent lorsque je suis à la pêche, pour observer autre chose que l’eau, et il se passe souvent des choses, ici une couleuvre qui nage, là un coléoptère qui vadrouille sur les vieux troncs, ou encore un papillon qui volète sur la rive à la recherche de sels minéraux à absorber…
J’ai également fait la découverte d’une espèce peu commune, mais qui petit à petit fait sa place dans les rivières et plans d’eau de nos régions, c’est la Pectinatelle magnifique (Pectinella magnifica), arrivée d’Amérique du nord dans les ballasts des bateaux, elle conquière lentement nos eaux continentale. C’est un organisme filtreur donc la présence est signe de bonne santé de l’eau.
Cette session s’est très bien passée, j’avais quelques appréhensions sur sa réussite, les échos sur ce lac étant assez nombreux, et sa réputation comme étant difficile ne présageait rien de bon. Surtout la pêche n’était pas faite à l’avance, il fallait trouver les tenues et « restaurants » des carpes pour espérer en faire. D’après certains récits, les carpes étaient de belles tailles, mais il ne fallait pas espérer en faire souvent et encore moins régulièrement. Un rythme « normal » étant un spécimen tous les deux/trois/quatre jours … J’étais déterminé à patienter s’il le fallait !
C’est finalement sur des fonds mous que j’ai eu la plupart de mes départs, les amas de bulles qui remontaient des profondeurs dans 12 mètres d’eau lors des départs laissant peu de place aux hésitations pour définir comment étaient composés ces biotopes.
J’ai rapidement fait mes premières carpes, et en réadaptant mes spots, j’ai eu la chance que mes quatre montages piègent de belles miroirs toutes entres 16 et 23 kilos, la cerise sur mon gâteau d’anniversaire fut une magnifique carpe miroir de plus 22 kilos à la livrée sombre, j’exultait !!!
C’est donc une douzaine de carpes que j’ai pu capturer durant cette sessions qui dura 6 nuits, j’étais heureux du résultat sur ce lac qui m’était inconnu, sauf de réputation.
Petit florilège de carpes capturées durant cette session.
Une chose est sure, j’y retournerai, les lieux sont calmes, lorsque j’y était j’ai constaté qu’il était peu fréquenté. Cela semble exceptionnel aux dires des témoignages divers que j’ai eu avant et après ma session.

















